L'envers, L'envol (2021)
Les photographies de L'envers, L'envol se développent par associations libres, système d'échos, voire en écosystème.
Elles sont le fruit de voyages, lointains et intérieurs, de ma fenêtre ou de l'autre côté de l'océan.
En recto verso, en transparence, faces et façades laissent entrevoir leur envers.
Le déploiement des séquences montre la versatilité des êtres et des situations, l'impermanence comme secret commun.
Abaissé, accroupi, à genoux, à terre, j'ai cherché pour photographier un point de vue bas, comme de celui qui prie, de l'enfant, de celui qui, en somme, veut grandir et peut-être bien s'envoler. J'ai retrouvé la coexistence des hommes, des animaux, des végétaux,
tous coulés dans un même grand bain - des genres, des classes et des âges, tous égaux face à la nuit qui met à nu.
The photographs of L'envers, L'envol are connected through free associations and echoes that form an ecosystem.
They are the fruits of distant trips and inwards journeys, at my window or across the other side of the ocean.
Faces and facades are seen from the front, the back and throughout. They let us catch a glimpse of their other, hidden side.
As chapters unfold, they reveal the versatile quality of all beings and situations, and the everyday secret of impermanence.
Sitting low, crouching, kneeling, close to the ground, I sought to photograph from a low perspective, the perspective of someone who prays, of a child, of someone who, in short, wants to grow up and perhaps fly away. I discovered again how men, animals, and plants coexist and cohabitate one shared ocean where - no matter gender, class and age - we are all equal and exposed, facing the night.
Pierre-Marie Drapeau-Martin : Still life / Life style (2020)
Prix Jeune Création 2018 par Aponia, Centre d'Art Contemporain, à Villiers-sur-Marne. www.aponia.fr. Directrice de l'édition : Eva Frison-Barret. Conception graphique : Aponia, Élodie Aondetto. Crédit photographique : © Pierre-Marie Drapeau-Martin. Texte critique " Les merveilles d'un monde en chantier " : © Benjamin Garnier-Jacquinot. Impression : ICS imprimerie coopérative des sucs à Yssingeaux. achevé d'imprimer en France en juin 2020. Avec le soutien de la région Île-de-France. ISBN : 2-9526308-8-7. Prix : 10 euros TTC. 24 pages. 20 x 27 cm
commandez pour 12€ en précisant nom et adresse svp
ivre d'Or (2019)
Ivre d’Or est conçu comme un journal de travail, chapitré et organisé en collections d’images ré agencées : celles qui constituent les archives servant au film Quelque chose sur le feu, celles d’un inventaire des incidents liées à l’alimentation et enfin celle de mes natures mortes collectés au gré des années et des saisons.
Smokes & Wishes (2018)
Smokes & Wishes se déroule le temps d’un voyage : promesses des métamorphoses au pays du Phénix. De Shangaï à Chengdu, capitales économique et spirituelle de la Chine, les frontières s’estompent entre les fétiches pour consommer et les fétiches pour prier.
Les correspondances vont bon train : trouver son échos dans une amitié, regarder un couple jouer à l’amour vache, retrouver des éléments familiers à l’étranger, s’étonner devant la proximité des hommes et des objets. Les motifs du double et du déplacement sont sans cesse traqués, espérant une prochaine peau, mettant en fumée l’ancienne.
Énergie-Fantôme (2018)
Photographies, objets et illustrations collectés au gré des années, des voyages et des lectures, transformés dans l’atelier, forment un cabinet de curiosité déployé dans le livre. Grâce à un détournement de la reliure japonaise, un espace du dehors, réaliste, et un espace du dedans, merveilleux, cohabitent, s’animent et vont jusqu’à se contaminer l’un l’autre au fil du livre. Les placards révèlent ou cachent des personnages de papier - fantômes des paysages dépeuplés ou tout juste habités par des êtres dans la brume - et des trouvailles glanées, vues comme des amulettes ou des trésors. Piochées dans les champs du vivant, de la science et de la mythologie, ces poèmes visuels sont les indices d’un espace fantaisiste, d’une île merveilleuse, dont le livre crée les contours. J’ai voulu aussi emprunter qualités et thématiques de certains contes : la cruauté, le no-sense, le jeu avec le langage et les échelles. Avec le proche et le lointain, ainsi qu’avec les petits formats des images, les éléments apparaissent miniaturisés : jouets ou souvenirs sortis d’un coffre. Monuments, champs et insectes deviennent égaux face aux souvenirs. Plus fidèle à la miniaturisation des images dans l’espace de l’atelier qu’à l’expérience physique des espaces extérieurs déjà lointaine, j’ai pour- suivi malgré tout le fantasme que les images prennent vie, jusqu’au rajout d’éléments concrets sur les images : couleur, rouille, paillette, feu, fil, etc.
L'île d'A. (2017)
L’île d’A. est une libre adaptation du roman d’Elsa Morante L’île d’Arturo (Mémoires d’un adolescent). Sur cette île italienne sauvage et mysté- rieuse, Arturo revient sur son enfance et son adolescence. A mon tour, en écho à cette autobiographie fictive, j’explore ces mémoires tout contre le réel, je me mets en quête des signes du roman dans l’espace méditerranéen.
commandez pour 40€ en précisant nom et adresse svp
Presqu'île (2015)
La série photographique s’ancre en Bretagne, sur la Presqu’île de Crozon. Partant de la maison d’enfance, lieu d’introspection privilégié, j’explore ses alentours avec le désir d’y rencontrer le prolongement d’une ouverture au monde. Mon regard s’arrête lors de balades sur des élé- ments apparaissant d’abord comme des obstacles à ma route, puis comme objets d’émerveillement : compagnons de voyages, choses précaires, plantes en métamorphose, dans le silence que porte toute évidence. Le passage des saisons laisse apparaître ces choses dans leur singularité, en quête de leur insularité, tout en étant reliées à leur terre et à leur temps. Enfin c’est par le livre et l’installation qu’un flux de conscience s’y déploie, mettant en relation les êtres et les choses en coexistence. books